jeudi 23 octobre 2008

Communiqué de presse du cdH

Sans-papiers : pour le cdH, la non-décision n’est pas une option



Contrairement à ce que prétend aujourd’hui la ministre de l’Immigration dans les colonnes de La Libre Belgique, le cdH n’est absolument pas en faveur d’une régularisation massive des sans-papiers mais souhaite uniquement l’exécution de l’accord de gouvernement, à savoir un examen de chaque dossier cas par cas, sur base de critères clairs.

L’accord de Gouvernement, accepté par tous les partis de la majorité, est suffisament précis pour la mise en place de la circulaire ‘régularisation’. Le cdH réclame que les critères prévus dans la déclaration gouvernementale, à savoir le critère de procédure déraisonnablement longue et celui de l’ancrage local durable, soient les balises de cette circulaire. L’attitude de l’Open VLD est paradoxale : il refuse la régularisation de personnes qui pourraient entrer sur le marché de l’emploi de manière légale et il demande par ailleurs d’ouvrir toutes grandes les frontières pour l’immigration économique.

Le cdH en appelle au Premier ministre pour qu’il mette tout en œuvre pour faire exécuter dans les plus brefs délais l’accord de gouvernement. Pour le cdH, la non-décision dans ce dossier n’est en effet pas une option.

Alors que les négociateurs cdH s’étaient une nouvelle fois fortement investis pour tenter de trouver un accord en matière d’asile et d’immigration lors du conclave, que de nombreuses propositions de solutions et de compromis ont été mises sur la table, le cdH regrette l’impossibilité actuelle de réaliser l’accord de gouvernement en raison du refus systématique et constant de certains d’arriver à un accord, préférant paradoxalement le chaos actuel à des critères clairs de régularisation.

mercredi 8 octobre 2008

Ambiance au dernier conseil communal

Article de La Dernière Heure

Date: 06/10/2008 Section: REGION Sous Section: TOURNAI

Crise en vue à Celles ?
Le président du CPAS pousse un coup de gueule

Sans l'intervention en fin de séance de Jacques Franck, le président du CPAS, le conseil communal aurait pu se conclure sur une note sereine.

L'intervention de Jacques Franck est vraiment surprenante dans le sens où le politicien est sorti du cadre du huis clos du conseil du CPAS pour répondre à une intervention faite lors du précédent conseil communal.
Ce comportement risque de faire l'objet d'une plainte au ministre de tutelle. La question posée alors concernait un marché qui aurait pu être ouvert aux commerçants locaux. Selon ses dires, le conseil du CPAS en avait discuté. Mais les décisions prises n'ont pas encore été validées par le collège !

L'homme a aussi exprimé son point de vue sur deux points qui ne concernaient pas le CPAS.
Il est vrai que le président de CPAS devient un membre effectif du collège communal avec voix délibérative, sauf lorsque que le collège exerce son pouvoir de tutelle sur le CPAS.

Au-delà de cette intervention, c'est le climat malsain qui semble régner au sein de la majorité qui transparaît.
Celles 2000 est une liste composée de libéraux et de socialistes.
Tous se sont présentés aux électeurs sur une liste unique, ce qui implique l'impossibilité d'un éventuel vote de défiance par rapport aux mandataires en place et l'instauration d'une éventuelle nouvelle majorité.

Lors d'un récent conseil, l'attitude des conseillers de la majorité laissait planer le doute quant à l'entente parfaite entre ceux qui détiennent le pouvoir. La déclaration du bourgmestre envers Jacques Franck, "Vous vous êtes trompé de tribune, mais cela ne m'étonne pas...", confirme cela.

La fracture entre socialistes et libéraux se complique aussi, semble-t-il, par un conflit entre générations d'une même famille politique aux intérêts différents, voire par des visions de gestion divergentes.

Yves Boucau