jeudi 11 décembre 2008

Un huis clos encore dévoilé !

Une nouvelle maison de repos sur le terrain du golf?

Le CPAS de Celles ne savait pas comment sauver ses maisons de repos. Il est devant un choix cornélien aujourd'hui. Incroyable...

«Techniquement, je suis prêt!» C'est l'homme d'affaires bruxellois, Jean-Pierre Frappart, qui s'exprime de la sorte. Prêt à quoi? À poursuivre plus avant dans une offre qu'il a faite à l'administration communale de Celles, à savoir construire, à la rue du Calvaire, une maison de repos multiservices ultramoderne, d'un genre unique dans la région et dans laquelle seront intégrés les chambres particulières réservées au troisième âge, mais aussi un centre de jour et des espaces d'accueil pour les personnes désorientées (des patients Alzheimer ou Parkinson). Les premières esquisses tablaient sur un potentiel de 166 lits.

Sur les terres du golf !
«L'offre que je fais à la commune de Celles, explique Jean-Pierre Frappart, se devait de passer par un accord préalable avec les promoteurs du golf de Molenbaix, propriétaires des terrains convoités à la rue du Calvaire, en face de l'institut Saint-Joseph. Cet accord, je l'ai obtenu. Maintenant que j'ai le terrain, je suis occupé à négocier le financement du projet. Il sera inhabituel.» M. Frappart ne fera, sur ce sujet, pas d'autres commentaires.
L'homme d'affaires bruxellois n'est pas un inconnu en Hainaut occidental. Il avait été fait, en juin 2007, citoyen d'honneur d'Estaimpuis par le député-bourgmestre Daniel Senesael à l'occasion de l'inauguration du nouveau château d'Estaimbourg. Jean-Pierre Frappart porte aussi, sur le territoire d'une commune voisine, le projet de construction d'une cinquantaine de maisons.
Sur le dossier de Celles-en-Hainaut, il poursuit : une fois les nouveaux bâtiments construits, ils seront cédés à la régie communale autonome qui passera contrat avec le CPAS. Le CPAS va devoir louer ce bâtiment à la régie qui doit en faire un profit. «L'aide sociale a accepté de prendre en charge l'exploitation de cette maison.»

Des plans existent-ils déjà? «Ne sont dessinés, à l'heure actuelle, que les façades. Je n'ai pas encore d'offre écrite du projet mais techniquement, je suis prêt. J'ai l'idée; reste à conclure le financement, chose qui devrait être réglée à très court terme.» Cette réalisation se passerait purement et simplement du financement public. À la question de savoir ce qu'il adviendrait de l'ancienne maison de repos du CPAS, la réponse est claire : l'ancien Saint-Joseph sera démoli à l'exception de la chapelle pour aménager sur ce site, de l'autre côté de la rue du Calvaire, un parc pour personnes âgées et un parking parfaitement intégré, lui aussi, dans un environnement très vert.

«L'intégration paysagère est un élément sur lequel nous insistons, continue Jean-Pierre Frappart. La maison de repos se situera à l'extrémité du parcours de golf dans lequel elle s'incorporera, à côté d'une zone où est prévue la réalisation par les promoteurs du golf d'une cinquantaine de maisons.» Il s'agit là des immeubles «intergénérationnels» comme les avait qualifiés la semaine dernière l'échevin des Travaux, Michel Pecquereau, lors de la conférence de presse de l'administration communale qui veut voir le projet du golf revenir à des proportions plus «rurales». Rappelons que les promoteurs du «27 trous» ont toujours lié la réalisation du green molenbaisien à la construction de 500 maisons, un chiffre contesté par une large majorité des conseillers communaux qui ne diront oui qu'à 300 logements.

Et le projet public?
L'offre de M. Frappart a de quoi séduire les autorités communales qui planchent sur l'affaire. Mais elle ne pas devrait pas faire oublier qu'un autre dossier est toujours sur le feu. Il concerne lui aussi la construction d'une nouvelle maison de repos! Un surréalisme qui n'aurait pas déplu à Magritte... Ce projet-là, soutenu par la Région wallonne, est actuellement en cours de finalisation auprès de l'administration avant d'être, dans les semaines ou les mois à venir, soumis à la signature du ministre Donfut. ....
«S'il devait aboutir, dit sans détour M. Jean-Pierre Frappart, j'irais ailleurs...»