Ce lundi, les promoteurs du projet éolien d'Escanaffles rencontraient les élus communaux et du CPAS. Car la commune et le CPAS seront parties prenantes en tant que propriétaire : c'est en effet, sur des terrains publics mais aussi privés que sera implanté le parc éolien. Il fallait donc convaincre les élus.
Leur décision tombera ce jeudi soir en séance du conseil communal.
Les tractations en sont donc à leur début, il n'est encore nullement question d'étude d'incidence, mais on peut d'ores et déjà dire que les éoliennes seront implantées de part et d'autre de l'Escaut entre Pottes et Escanaffles mais toujours sur le territoire wallon.
En effet, avant la rectification du cours de l'Escaut, celui-ci présentait de nombreux méandres. Et quand on observe une carte actuelle, on constate que la frontière linguistique suit toujours le tracé de ces anciens méandres.
Il y a donc plusieurs hectares de terrain cellois qui se situent de l'autre côté de l'Escaut. Et c'est sur ces terrains que s'érigera une partie des éoliennes. Leur nombre n'est pas encore fixé définitivement mais il oscillerait entre 5 et 9.
Elles auront une puissance d'environ 3 MW, ce qui est actuellement la norme en vigueur en Wallonie. Les riverains seront bien sûr associés à l'enquête et une première réunion d'informations leur sera proposée aux alentours du 15 mars.
Un partenariat à quatre
Ce qui fait l'originalité du projet éolien d'Escanaffles, c'est le partenariat à quatre branches sur lequel il se base. Il y a tout d'abord Galactic avec sa filiale Futerro dont on lira par ailleurs les motivations.
Vient ensuite Kyotech, société spécialisée dans l'éolien terrestre mais aussi off-shore (une demande de concession domaniale en mer du Nord est actuellement à l'étude).
Man to Tree est la troisième branche de cette association : cette jeune PME qui occupe dix personnes et dont les bureaux sont installés à Escanaffles envisage de développer la vente, l'installation mais aussi la production de panneaux photovoltaïques et d'éoliennes individuelles.
Quant au quatrième partenaire, c'est plus surprenant, car il s'agit de la commune de Celles.
Les autorités communales verraient d'un bon oeil le fait que les citoyens cellois puissent bénéficier des retombées de ce parc. La commune se transformerait pour un temps en un organe fédérateur des citoyens et serait donc favorable à l'acquisition (par le biais d'une souscription?) d'une éolienne.
Les riverains pourraient ainsi en retirer un avantage certain et ne pas seulement en subir que les nuisances, s'ils devaient y en avoir.
mercredi 18 février 2009
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1 commentaire:
pas très intelligent d'implanter ces éoliennes dans une région avec un potentiel naturel élevé : implantez cela près d'un zoning industriel, la pollution visuelle sera moins grande.
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