Les éoliennes : sujet principal d'inquiétude. Lors de la rencontre citoyenne, les riverains étaient nombreux à attendre des réponses. Jean-Marc DESSEYNE
Le réfectoire de l'école communale d'Escanaffles accueillait les riverains pour une rencontre citoyenne avec les édiles.
Le problème récurrent reste celui de la communication. D'un côté, on se sent victime d'un manque d'informations, de l'autre on redoute de se retrouver devant une sorte de tribunal populaire...
« Comment avez-vous informé la population ?
Comment se fait-il que les riverains flamands aient été prévenus si tardivement ?
Que contiennent les lettres de protestation remises à l'administration communale ?
Selon les dires du bourgmestre sur les ondes de Notélé, seulement 10 % de la population celloise serait opposée au projet, comment arrivez-vous à ce chiffre ?
Les habitants de Popuelles (Cellois) ont-ils le même poids que les habitants d'Outrijve sur l'autre rive de l'Escaut ?
Qui sera convoqué lors de la prochaine réunion d'information ?
Y aura-t-il un toutes-boîtes ? »
Les questions ont fusé et les autorités sont retranchées derrière le fait qu'aucune demande officielle n'a encore été déposée à la commune.
L'étude d'incidence vient seulement de débuter.
Il faudra attendre mars 2010 pour savoir si le projet sera poursuivi tel quel.
Y aura-t-il 4, 5 ou 10 éoliennes, personne ne le sait encore. Outre les informations données par les promoteurs, il n'y a donc rien d'autre à dire.
Et c'est justement là que le problème se pose : comment établir un dialogue avec la population afin qu'elle obtienne des informations précises ?
Le bourgmestre insiste sur le fait que chacun a le droit de donner son avis et qu'il sera entendu. Néanmoins, sur la défensive pendant la première partie de la réunion, il refuse d'abord de donner la parole aux personnes qui n'habitent pas Escanaffles, de crainte de se faire « agresser » comme cela s'est produit lors de la réunion celloise, la semaine dernière.
Cette fois cependant, le dialogue resta courtois et Michel Pecquereau, l'échevin des travaux, fait lecture d'une lettre d'un opposant : « les promoteurs ne se bousculeraient pas au portillon si leur but était seulement écologique et non lucratif. Les certificats verts ont entraîné une dérive du système car la rentabilité des éoliennes n'est pas convaincante, leur coût d'entretien étant élevé. » Agriculteur lui-même, l'échevin rappelle que l'acide lactique produit par Galactic provient de la betterave locale, débouché non négligeable pour la région : « Essayons d'accompagner le projet, pensons à l'emploi. »
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